Scandale à red+ : abus et précarisation révélés dans une rédaction en plein choc

Une enquête explosive, basée sur des captures de chats WhatsApp, des témoignages sous protection et des rapports officiels du Ministère du Travail, a déversé un sombre secret sur la rédaction de Red+ Actualités, l’information de la multinationale Claro en Colombie. Un système d’abus de pouvoir, de dégradations verbales, de contacts physiques non consentis et de précarisation contractuelle a été mis à jour.

Giovanni celis sarmiento, au cœur de la tempête

Le directeur, Giovanni Celis Sarmiento, est désormais au centre d’une véritable polémique. Ce scandale, survenu à peine deux mois après un autre épisode similaire qui a conduit au licenciement de deux présentateurs de Caracol Televisión, ravive les inquiétudes quant aux pratiques machistes, à l’asymétrie de pouvoir et à la vulnérabilité des journalistes féminines dans les médias du pays.

Les détails glaçants de l’abus

Les détails glaçants de l’abus

Les témoignages, recueillis sous couvert d’anonymat pour protéger les employés et leur sécurité, révèlent un schéma d’abus de pouvoir alarmant. « Diana », une source protégée, détaille comment le directeur, Celis, dissimulait ses comportements déplacés derrière la façade de la proximité ou de l’affection paternelle. Des baisers directement dans la bouche, simulés à plusieurs reprises, étaient ainsi présentés comme des « maladresses ».

La violation de l’espace personnel

La violation de l’espace personnel

Cette intrusion dans la sphère privée s’étendait également à la logistique du transport. Celis aurait forcé les journalistes à se rapprocher physiquement dans les véhicules de l’entreprise, profitant des horaires tardifs de départ : « Celis demandait à l’autre journaliste de se placer devant le chauffeur, et nous suivions derrière. Il profitait alors de faire croire que, involontairement, il me touchait les jambes. Il s’est même effondré sur mes jambes à deux reprises, en se disant fatigué », relate Diana, contrainte de modifier ses trajets pour échapper à cette pression constante.

Le contrôle numérique sans limites

Accompagné de ce harcèlement physique, un contrôle incessant des réseaux sociaux personnels de la journaliste était de mise. Celis exigeait systématiquement la suppression de photos de vacances à la plage ou de soirées entre amis, invoquant des motifs infondés. En cas de refus, le directeur effaçait les messages envoyés, après de multiples appels manqués. Des examens lascifs et des remarques déplacées complétaient cette atmosphère toxique.

Les étudiants, cible privilégiée

« Natalia », une autre dénonciatrice, décrit un environnement structuré de harcèlement remontant à l’époque où le noticier opérait dans le quartier La Macarena à Bogota, dans un immeuble ancien et fermé. Celis y