Atubolu, héros et proccasionneur : un tourbillon émotionnel à braga
Noah Atubolu a vécu une soirée d’enfer au terme du match aller de l’Europa League contrebraga. D’abord célébré comme le sauveur du SC Freiburg après une parade spectaculaire sur un penalty, il a ensuite sombré dans l’incompréhension et la frustration après un but inexplicable.
Un but, deux émotions contradictoires
Le jeune gardien, 23 ans, a d’abord offert un moment de joie aux supporters breisgauers en repoussant un tir puissant de Vitor Carvalho dans les arrêts de jeu. Un but qui semblait sceller le destin du match, avant que tout ne bascule.
Mais une heure plus tard, une erreur fatale lui a coûté le match. Un but, d’une naïveté déconcertante, qui a laissé Atubolu visiblement secoué. « Un but inacceptable, absolument pas nécessaire », a-t-il déclaré en conférence de presse, visiblement agacé.

La faute, une question de perspective ?
Selon le gardien, la faute résiderait dans une perte de vue du ballon. « Je n’ai pas vu le ballon, je crois que Philipp Lienhart était juste devant moi, voire à côté. Je l’ai vu à la dernière seconde et j’ai essayé de monter les bras, mais ça n’a pas marché. »

Les experts divisés
Lothar Matthäus n’a pas hésité à souligner la part de responsabilité d’Atubolu. « Il a l’air mal, mais si le ballon est arrivé si tard, il a peut-être eu du mal à réagir », a-t-il commenté. Max Kruse, quant à lui, a insisté sur la nécessité pour le gardien de « tenir le ballon ou faire une sortie à la Seite ».
Un record, une déception
Malgré cette bourde, Atubolu conserve une excellente moyenne de retenues sur penalty, ayant stoppé six des sept derniers tirs de la même manière. Il avait déjà établi un record de cinq arrêts de suite la saison dernière, ce qui lui avait ouvert les portes de l’équipe nationale allemande. Cependant, Julian Nagelsmann ne l'a pas conservé dans le groupe pour les échéances futures.
Le freiburg, fort de son antécédent
Le SC Freiburg reste cependant confiant. Imbattable à domicile en Ligue Europa cette saison, avec six victoires sur six, les Breisgauers ont tout l'orpeil pour renverser la situation lors du match retour. Atubolu conclut sur une note d'optimisme : « Ce n'est pas fini. À domicile, tout est possible. »