Rai, le golfiste improbable : un gantier à la pga

Un anecdote surprenante : Aaron Rai, champion du PGA Championship, joue toujours avec deux gants. L’histoire, c’est un souvenir d’enfance.

Un héritage enfantin

Tout commence à sept ans, avec un cadeau de son père : une paire de gants Glenmuir. Au début, il les portait sur les deux mains pour garder ses mains au chaud pendant l’entraînement. Un détail qui a pris racine et qui persiste aujourd’hui.

Le moment décisif ? Son père a oublié de ranger les deux gants dans son sac de golf. Se retrouver avec un seul gant a été une catastrophe. « C'était horrible, je ne pouvais pas jouer, je ne sentais pas le club, » confie Rai. « Depuis, j'utilise toujours deux gants. »

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L'avantage pratique : macwet et la pluie écossaise

Mais l'utilité des gants dépasse le simple confort. Lors de sa victoire à l'Open de Scotland en 2020, sous une pluie battante, les gants MacWet ont prouvé leur valeur, offrant une adhérence et une sensibilité optimales. Une solution ingénieuse.

Les sleeves : une habitude familiale

Les sleeves : une habitude familiale

Et les sleeves pour les fers ? Une autre étrange habitude, également héritée de son père. « J'ai grandi dans une famille ouvrière, et le golf était toujours un Sport coûteux, » explique Rai. « Mon père payait tout : l'équipement, les cotisations… C'était de l'argent qu'il n'avait pas vraiment, mais il m'offrait toujours les meilleurs clubs. »

À l’âge de sept ans, son père lui a offert des fers Titleist qui coûtaient entre 800 et 1000 livres, une somme colossale pour sa famille. « Mon père m'a appris à prendre soin de son équipement en nettoyant les clubs dans le lavabo avec un trombone et de l'huile d'bébé, et j'ai pensé que les sleeves prévendraient les rayures et l'usure. » Cette routine est restée gravée dans son esprit. « Depuis, j'utilise des sleeves sur tous mes clubs, pour apprécier la valeur de ce que j'ai. »

Un principe, pas une obligation

Un principe, pas une obligation

Même au PGA Tour, où l'équipement est fourni, cette attention aux détails reste un principe. « C'est une question de perspective, » conclut Rai. « De ne pas oublier ce que j'ai et d'où je viens. »