Tischtennis : haine et menaces, les joueurs germans face à un tournoi douteux
Londres, 30 avril 2026 – L'atmosphère à la Coupe du Monde de tennis de table est loin d'être idyllique. Annett Kaufmann et Benedikt Duda, stars allemandes, sont assiégés par une vague de cyberharcèlement qui menace sérieusement leur participation à l'événement.
Un duel contaminé par la haine
Les deux joueurs, déjà éprouvés par des messages haineux sur les réseaux sociaux ces derniers mois – allant jusqu'à des menaces de mort – ont mis en place des mesures de protection renforcées. Kaufmann, 19 ans, décrit avec amertume la réalité : « Les commentaires sexistes et les insultes généralisées sont devenus mon quotidien. » Duda, 32 ans, confirme cette atmosphère pesante, évoquant des attaques dirigées contre sa famille. « Quand on ne gagne pas, et qu'on reçoit ces messages de personnes qu'on ignore, c'est d'autant plus frustrant. »

Mesures de défense et soutien du dtb
Face à cette situation alarmante, Kaufmann a annoncé son intention d'utiliser des bloqueurs de spam et de déposer des plaintes. Duda, lui, a engagé une community manager pour surveiller ses comptes et supprimer les messages compromettants. Le Deutscher Tischtennis-Bund (DTTB) a initialement réagi avec un soutien rassurant, promettant son fidélité et ses conseils. Richard Prause, responsable sportif du DTTB, avait déjà souligné l'importance d'accompagner ses athlètes. Cependant, la gravité de la situation dépasse largement les simples mots d'encouragement.

Le dosb et la lutte contre les hateful speech
Le Deutsche Olympische Sportbund (DOSB) tente de protéger ses athlètes grâce à un filtre anti-discours haineux, mis en place après les Jeux de Paris 2024. En collaboration avec la Zentralstelle zur Bekämpfung der Internetkriminalität (ZIT), ils explorent des solutions technologiques pour contrer ce phénomène. Malgré ces efforts, Kaufmann espère que le DTTB mettra en place des mesures plus concrètes à l'avenir.

Une finale amère en perspective ?
L'avenir de Kaufmann et Duda reste incertain. La pression psychologique est immense, et la perspective de revivre ces attaques lors d'un tournoi majeur est particulièrement désolante. Il est clair que le sport allemand doit prendre au sérieux cette crise de confiance et agir avec fermeté pour protéger ses athlètes. Ce n'est pas une question de respect, c'est une question de dignité.
